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C'est quoi un SIEM

Un SIEM n’est pas un produit qu’on achète mais ce qu’on fait de ses logs — collecter large, corréler, détecter, alerter, enquêter.

Une base australe a déjà instrumenté ses systèmes pour l’observabilité : elle voit ses métriques, ses logs, ses traces. Le SIEM (Security Information and Event Management) pose une question différente sur ces mêmes données : non plus « est-ce que ça marche ? » mais « qui me veut du mal ? ». Rien n’oblige à racheter une plateforme dédiée pour se poser cette question — c’est un choix, pas une fatalité.


1. De l’observabilité à la détection — mêmes logs, autre question

Section intitulée « 1. De l’observabilité à la détection — mêmes logs, autre question »

L’Acte 1 a construit la vue : Alloy collecte, Loki stocke, Grafana affiche. Ces logs contiennent déjà tout ce qu’il faut pour détecter une intrusion — une connexion depuis une IP inhabituelle, un compte de service qui lit un fichier qu’il ne lit jamais, une requête SQL hors norme. Rien de nouveau à instrumenter : on change la lentille, pas l’infrastructure.

flowchart LR
    L[Logs collectés\nAlloy → Loki] -->|"Ça va bien ?"| O[Observabilité\nActe 1]
    L -->|"Qui me veut du mal ?"| D[Détection\nActe 2]

C’est le même flux de données qui sert les deux questions — voir Observabilité, les trois piliers pour la fondation.

Peu importe l’outil, un SIEM fait toujours quatre choses :

  1. Collecte — rapatrier les logs de toutes les sources (systèmes, réseau, applicatif).
  2. Normalisation — ramener des formats hétérogènes à une structure exploitable (champs, horodatage cohérent).
  3. Détection / corrélation — appliquer des règles pour repérer un événement suspect, seul ou en chaîne avec d’autres.
  4. Alerting — notifier un humain quand une règle matche, avec assez de contexte pour agir.

Un outil qui ne fait que l’une de ces quatre choses n’est pas un SIEM — c’est un maillon.

3. SIEM-pratique vs SIEM-produit — un choix pédagogique assumé

Section intitulée « 3. SIEM-pratique vs SIEM-produit — un choix pédagogique assumé »
  • Le SIEM-produit — une plateforme qui fait les quatre fonctions pour vous, dans une interface propriétaire. Rapide à démarrer, mais on clique dans une UI sans toujours comprendre ce qui se passe derrière.
  • Le SIEM-pratique — les quatre fonctions assemblées à la main, avec les briques de l’Acte 1. C’est le choix de TAAF : SOC Grafana-natif — Sigma pour écrire les règles, LogQL pour les exécuter dans Loki, Grafana Alerting pour notifier.

TAAF met le SOC Grafana-natif au centre du tronc commun : vous comprenez chaque brique parce que vous l’avez posée vous-même. Wazuh, lui, est traité comme un bonus clé-en-main — utile pour voir à quoi ressemble un SIEM-produit, jamais présenté comme « le » SIEM de la formation.

4. Le SOC, ce sont des humains derrière l’outil

Section intitulée « 4. Le SOC, ce sont des humains derrière l’outil »

Aucune règle ne clôt un incident toute seule. Une alerte qui tombe doit être triée (vrai signal ou bruit ?), enquêtée (que s’est-il passé, sur quel périmètre ?), puis escaladée si nécessaire. Le SIEM produit la matière première ; le SOC — les analystes — transforme cette matière en décision. Un outil sans équipe qui le regarde n’est qu’un entrepôt de logs qui clignote dans le vide.

5. Faux positifs, faux négatifs — le compromis permanent

Section intitulée « 5. Faux positifs, faux négatifs — le compromis permanent »

Une règle trop large alerte sur tout, y compris du trafic légitime (faux positif) — à force, l’équipe ignore les alertes (alert fatigue). Une règle trop stricte rate l’attaque qui varie légèrement du motif prévu (faux négatif) — le pire des deux cas, une intrusion invisible. Écrire une détection, c’est choisir un point sur cette balance, et l’ajuster avec le temps : voir Détection-as-code — Sigma pour le cycle de vie d’une règle.


  • Introduction de l’Acte 2 — SIEM — le module qui pose le SOC Grafana-natif par-dessus la stack de l’Acte 1.
  • TP Bonus — Wazuh, SIEM clé-en-main — la comparaison SOC Grafana-natif vs Wazuh est le TP : un même incident vu par les deux approches.
  • Le fil rouge — l’incident rejoué au jour J (phishing julie.moreau → accès svc_backup → exfiltration de genetic_samples) est le cas d’usage qui traverse tout l’Acte 2.

Ces liens sont des points de départ pour vos propres recherches — voir la bibliothèque complète sur la page Ressources, section Détection & SIEM.

À chercher par vous-même : « what is a SIEM », « SIEM vs log management », « alert fatigue SOC », « detection engineering lifecycle ».